Retraite octobre 2025 : les raisons de sa baisse et solutions possibles

En octobre 2025, une nouvelle modification du mode de calcul des pensions s’appliquera à l’ensemble des régimes de retraite. Les personnes nées après septembre 1962 verront leur pension impactée par la réforme, avec des effets immédiats sur le montant perçu. Ce changement résulte d’un arbitrage budgétaire adopté en 2023, qui a exclu certaines périodes de chômage et d’inactivité du calcul des droits.

Certains dispositifs de compensation, destinés aux seniors proches du départ, restent en vigueur, mais leur accès se trouve désormais limité par des conditions plus strictes. Les principales fédérations syndicales soulignent déjà les inégalités induites selon les carrières et les branches professionnelles.

Pourquoi parle-t-on d’une baisse des retraites en octobre 2025 ?

Aucun signal n’est laissé au hasard : la baisse des retraites attendue cet automne s’annonce bien réelle. Plusieurs leviers convergent. D’un côté, la revalorisation annuelle des pensions, déjà jugée trop faible par nombre d’experts, se voit neutralisée par une hausse du taux de CSG qui frappera une majorité de retraités. Prenons l’exemple d’un ex-cadre dont le revenu fiscal de référence dépasse le seuil gouvernemental : le taux grimpe, et plusieurs dizaines d’euros partent en fumée chaque mois, aussi bien sur la retraite de base que sur la retraite complémentaire Agirc-Arrco.

Parallèlement, la trajectoire budgétaire durcit le ton sur les revalorisations exceptionnelles. Les caisses de retraite font face à une pression financière continue, alimentée par une population vieillissante et un déficit qui atteint des milliards d’euros. En 2024, la branche vieillesse a déjà dû composer avec près de 4,3 milliards d’euros de déficit, chiffre confirmé par la commission des affaires sociales. Résultat : le gouvernement privilégie des mesures fiscales et une désindexation partielle, plutôt qu’une refonte totale du système.

Du côté de la retraite complémentaire, même combat. L’Agirc-Arrco se cale sur la politique nationale : points gelés en partie, indexation minimale, correction ponctuelle pour garder le cap sur l’équilibre. Un salarié du privé ou un cadre partant en retraite en 2025 devra donc revoir ses calculs : la pension s’affiche en baisse de 1 à 2 % en moyenne sur l’année.

Voici les impacts concrets attendus :

  • Pension de base : impactée par la hausse du taux de CSG et une revalorisation limitée.
  • Retraite complémentaire Agirc-Arrco : points partiellement gelés, revalorisation minorée.
  • Effet fiscal : abaissement des seuils de revenu fiscal, davantage de retraités touchés.

Entre fiscalité accrue et pensions gelées ou à peine augmentées, la baisse des retraites d’octobre 2025 ne sera pas un simple ajustement de chiffres : elle va se traduire, très concrètement, dans le portefeuille de millions de Français.

Réformes récentes : ce qui change concrètement pour les pensions

Le paysage des retraites a été secoué par une salve de mesures issues du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Objectif affiché : freiner une dérive du budget alimentée par des déficits persistants. Les dernières discussions à l’assemblée nationale et au sénat ont acté le relèvement de l’âge légal de départ et le resserrement des conditions pour les départs anticipés, y compris dans les carrières longues. Autrefois plus flexible, le dispositif devient rigide, dicté par la contrainte financière.

La réforme des retraites modifie également le nombre de trimestres cotisés nécessaires pour toucher une pension pleine. Les générations nées après 1968 devront justifier de 172 trimestres, soit 43 années d’activité. La notion de pénibilité reste, mais son champ d’application demeure étroit. La commission des affaires sociales n’a pas ouvert la porte à un élargissement conséquent pour les métiers les plus éprouvants.

Choix budgétaires clairs : la suspension de la réforme n’a jamais été envisagée, malgré la pression de certains députés. Les fins réglages s’appliquent donc, pesant sur les retraités actuels et futurs. Le gouvernement vise plusieurs milliards d’euros d’économies d’ici 2030, quitte à rendre les équilibres plus tendus pour les pensions.

Les mesures principales sont à retenir :

  • Relèvement de l’âge légal : transition progressive vers 64 ans.
  • Allongement de la durée de cotisation : 43 années requises pour une pension complète.
  • Révision des départs anticipés : critères durcis pour les longues carrières.

La loi de financement de la sécurité sociale impose désormais un cap plus strict. Les marges de manœuvre se réduisent. Chaque nouvelle pension se construit sur un équilibre de plus en plus délicat, entre solidarité collective et contraintes de trésorerie.

Quels impacts pour les seniors en 2026 et qui est concerné ?

La vague de baisse des retraites annoncée pour octobre 2025 ne laissera personne sur le quai. Le gel des pensions va peser lourdement sur les retraités dont la pension dépend de l’indexation sur l’inflation. Conséquence directe : un pouvoir d’achat sous pression, des arbitrages budgétaires à multiplier, alors même que les prix poursuivent leur hausse.

Les retraités modestes se retrouvent en première ligne. Une pension qui stagne, des dépenses contraintes qui s’accumulent : la fragilité s’installe. Les femmes, particulièrement touchées par des carrières interrompues ou incomplètes, voient leur exposition au risque de pauvreté progresser, tout comme les retraités vivant seuls. Les retraités cadres ne sont pas épargnés : la limitation de la retraite complémentaire Agirc-Arrco pèse sur leurs revenus, tandis que la fiscalité pourrait se renforcer avec une probable hausse de l’impôt sur le revenu.

Qui va ressentir le choc en 2026 ?

Voici les profils les plus exposés à ces changements :

  • Les retraités seuls, notamment en maison de retraite ou EHPAD
  • Les ex-salariés tributaires des régimes complémentaires
  • Ceux dont la pension s’approche du minimum vieillesse

L’argument du gouvernement : contenir les déficits, alors que la population vieillit et que le nombre de pensions à financer explose, sans que les recettes suivent le même rythme. Pour les seniors, l’année 2026 rimera avec adaptation et vigilance sur tous les fronts.

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Anticiper et s’adapter : conseils pour préserver son niveau de vie

Avec la baisse des retraites attendue à l’automne 2025, l’heure est à l’action. Le taux de remplacement en recul impose de surveiller chaque ressource. Première étape : faire un bilan précis de vos droits. Beaucoup ignorent encore que la pension de réversion ou l’ASPA restent accessibles via la CAF ou le CCAS. Ces dispositifs, parfois négligés, peuvent alléger le quotidien des retraités aux revenus modestes.

Pour ceux qui travaillent encore, il est temps de préparer la suite. Le plan d’épargne retraite (PER) s’impose comme une solution pour capitaliser en prévision de la baisse des pensions. Même de petits versements réguliers peuvent faire la différence au moment du départ. Le cumul emploi retraite reste aussi une piste : reprendre une activité partielle après la liquidation de ses droits permet de compléter utilement ses ressources.

Solutions à activer dès aujourd’hui

Voici quelques réflexes à adopter pour anticiper ces évolutions :

  • Simulez l’effet de la réforme sur votre salaire annuel moyen et vos droits potentiels à la retraite anticipée pour carrière longue.
  • Consultez un conseiller pour optimiser votre départ et choisir le meilleur moment pour liquider vos droits.
  • Renseignez-vous sur les soutiens sociaux auprès des organismes locaux dédiés aux seniors.

La période impose aussi de surveiller ses frais. Passez en revue vos assurances, réduisez les charges fixes, ajustez votre mode de vie. Préserver son niveau de vie face à la tempête demande de l’anticipation et un usage judicieux des outils disponibles. L’adaptation, aujourd’hui, fera la différence demain.